Le Repos Sacré : abandonnez-vous à votre hiver intérieur

Le Repos Sacré : abandonnez-vous à votre hiver intérieur

Donnez-vous l’autorisation de vivre pleinement vos règles – votre hiver intérieur !
Vous recevrez de nombreux cadeaux : bien-être physique et émotionnel, une grande présence à vous même, le sentiment profond de paix, d’unité.
Pour vivre tout cela il est pourtant indispensable de vous accorder le Repos Sacré !

 

Le Repos Sacré de la Femme

Ma mère m’a toujours raconté avoir été dispensée de gym à l’école quand elle avait ses règles. Elle en rigolait comme d’une appréhension presque moyenâgeuse qui entourait le cycle féminin. A cette époque là on ne se baignait pas à la mer pendant le cycle, on ne dansait pas.
Pour ma part, pas de dispense – j’étais bien obligée de faire mes cours de sport même quand mes lunes étaient là et que j’aurais préféré rester bien au chaud, bouillotte sur le ventre.
Qu’en est-il en vérité ?
Bien sûr, les règles ne sont pas une maladie. Et non, nous ne sommes pas indisposées quand elles sont là (au contraire je me trouve plutôt bien disposée pendant mes lunes en comparaison à la période pré-mestruelle 😀 ). Je comprends donc la réaction des femmes de la génération de ma mère, soulagées que ce tabou autour du cycle ait été levé.
Mais s’accorder un véritable repos n’a rien a voir avec un retour en arrière ! L’idée n’est pas de montrer à la femme ses vulnérabilités comme des faiblesses que l’homme n’a pas. Le véritable repos se fait par choix, la tête haute, le coeur ouvert à l’autre qui prendra le relais de nos activités pendant les quelques heures ou jours où nous allons explorer un autre monde – notre intérieur.

Un besoin physiologique

Même si bien des femmes rigoleront à ces propos, le besoin de repos est physiologique.
Pendant nos lunes, la production d’hormones féminines (oestrogènes, progestérone) est au plus bas. Cela entraîne une baisse des hormones qui nous donnent tonus, énergie et motivation, comme la dopamine. En revanche, sont produites en plus grande quantité les hormones comme le GABA qui calment notre système nerveux en induisant un état de relaxation, une baisse de la tension artérielle et une besoin accrue de sommeil (1).

Prétendre travailler et être en action de la même façon tout le mois durant est tout simplement anti-physiologique ! Notre corps n’apprécie pas que l’on aille à l’envers de sa tendance naturelle pendant 40 ans. Il le manifeste d’ailleurs avec plusieurs symptômes – fatigue, déséquilibres hormonaux, fragilisation de la santé.

Alors, êtes-vous prêtes à travailler moins, vous occuper différemment de votre maison et vos enfants, à sauter un cours de sport, à décliner une invitation pendant vos règles ?

 

Mon expérience

Si je vous partage cette question, c’est parce que je n’ai pas toujours respecté les besoins de mon corps en fonction des phases de mon cycle.
Comme la plupart des femmes, j’ai pris la pilule pendant ma jeunesse. Cette pilule qui, en plus de protéger mes relations intimes, avait aussi le mérite de bien gommer toute la richesse d’expressions corporelles et émotionnelles dont le cycle me faisait cadeau. Dans cette linéarité fictive, je pouvais ignorer toute demande de repos.
Je faisais pas mal de sport, je travaillais, je sortais avec les amis tout le mois durant.
Et périodiquement je me sentais épuisée, sans comprendre pourquoi :-O.
Dès que j’arrêtais la pilule, les douleurs de mes règles me rappelaient que quelques choses n’allait pas dans mon rythme.
Et à chaque fois que je posais la question autour de moi, la seule réponse obtenue était “c’est normal d’avoir mal. Reprenez la pilule, ça vous aidera”.

Et puis un jour …

Et puis comme nous toutes j’ai grandi, j’ai vieilli, j’ai lu, j’ai entendu, j’ai écouté aussi.
J’ai arrêté la pilule. J’ai eu des enfants. J’ai rencontré d’autres femmes qui étaient sur le même chemin.
J’ai regardé mon corps non plus comme un être à discipliner mais comme un ami à accueillir.
Et j’ai commencé à m’accorder du repos pendant mes règles.

Parfois un jour entier. Parfois quelques heures. Un peu plus de sommeil. Un peu moins de travail, d’activité physique.

En échange de ce lâcher prise, le Repos Sacré m’a apporté des cadeaux.
Mon cycle tout d’abord, vécu librement et sans hormones artificielles depuis 13 ans maintenant est juste comme je le souhaite. Régulier, sans douleurs ni trop de pertes (il se modifie quand même depuis que je suis dans la quarantaine, mais ça c’est une autre histoire ! )
Je me sens également beaucoup plus en accord avec ma féminité. Je respecte mes besoins. J’apprends petit à petit à dire non quand ce n’est pas juste.
Je laisse les principes rigides pour accueillir davantage le bon sens.
Et j’accueille la guidance que mon cycle et mon intuition m’apportent !

Je suis loin d’avoir tout compris, tout intégré.
Mais heureusement j’aurai encore quelques années de cycle devant moi avant la prochaine grande étape initiatique que sera la ménopause.

Quelques idées pour vivre le Repos Sacré en étant une femme active

  1. Autant que possible j’essaie de bloquer dans l’agenda la journée où mes lunes arrivent (ou au moins un des jours qui suivent, ou quelques heures – c’est toujours mieux que rien !).
  2. Je cuisine le moins possible – je délègue, je réchauffe les restes, je fais au plus simple !
  3. Une balade méditative en forêt me recharge en profondeur alors que le cours de sport me fatigue encore plus – le choix est assez simple à faire 😉
  4. Je sensibilise mon entourage. J’informe mon compagnon et mes enfants quand mes lunes sont là. Chaque mois je glisse dans la conversation l’info que j’ai davantage besoin de me reposer. Je propose des activités calmes aux enfants.
  5. Mon corps me demandant naturellement de dormir davantage, j’essaie de me coucher un peu plus tôt que d’habitude. Si la fatigue est vraiment présente, je m’autorise éventuellement à ne pas partager le lit avec mon compagnon pour être sûre de ne pas être réveillée !
  6. Je me chouchoute avec des tisanes (essayez ortie/achillée/mélisse ! ), de l’eau chaude, des soupes s’il fait froid.
  7. Je profite du calme pour méditer, tirer des cartes, écrire … La frontière entre conscient et subconscient étant beaucoup plus subtile, je reçois souvent des messages sur des projets à mettre en place dans les semaines qui suivent, des réponses à me questionnements. Et ce lâcher prise remet à sa place le mental qui s’est souvent affolé pendant les jours qui ont précédé les lunes.

 

Avez-vous envie d’essayer et de me partager votre expérience ?
Je serai heureuse de recevoir vos commentaires et témoignages.

Serena.

Mes propositions pour vous accompagner

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Retraites féminines Reliance

3 stages en résidentiel
12-14 avril Femme Cyclique
26-28 juillet Femme Guérisseuse
4-6 octobre Femme Sacrée

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Cercles de Femmes – Le Cycle Sacré de la Femme

Un cycle pour explorer les 4 femmes du Cycle Sacré : Celle qui Sait, Celle qui Fleurit, Celle qui Aime, Celle qui Voit.
février à juin 2019

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Accompagnement individuel Femme Eveil

l’épanouissement de votre féminin

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Livre “Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin” ed. Le Courrier du Livre

Serena Zigrino Auteure Livre Rituels de Femmes pour explorer les secrets du cycle féminin

 

Sources :
(1) www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4793919/

L’achillée millefeuille : la plante de l’équilibre

L’achillée millefeuille : la plante de l’équilibre

L’achillée millefeuille est une plante vivace, de 60 à 90 cm de hauteur, que l’on trouve souvent sur les terrains en friche, secs et sablonneux.
Elle fleurit généreusement dans nos jardins ces jours-ci et vous la trouverez jusqu’en septembre.

L’achillée millefeuille fait partie des 7 plantes sacrées de la St Jean. Ces plantes étaient récoltées le jour de la fête de la St Jean, c’est à dire autour du solstice d’été, quand elles sont gorgées de soleil et lumière qu’elles amènent à l’intérieur de notre corps et esprit.
Le rituel de cueillette prévoyait de les ramasser quand elles étaient encore recouvertes de la rosée du matin, juste avant le lever du soleil. Le cueilleur devait être pieds nus, marcher en reculant, cueillir de la main gauche et avoir le coeur aussi léger que la main qui, elle, ne cueille que ce dont elle a besoin !

Dans les îles britanniques, l’achillée millefeuille est considérée une « herbe de féerie » et on dit que ses feuilles, tenues devant les yeux, permettent d’obtenir « la seconde vue » ou « la vision des deux mondes » 🙂

 

L’achillée millefeuille, une des plantes de l’équilibre masculin / féminin.

 

Elle est gouvernée en effet par deux planètes.

 

D’un côté Saturne, masculin, qui apporte structuration et intégrité.

 

Sur plan physique, cela se traduit par sa capacité à cicatriser les blessures, arrêter la perte de sang et désinfecter.  L’intégrité du corps physique donc, qui permet de préserver la vie. Son nom lui vient de cette capacité :  la légende veut que le héros grecque Achille et ses guerriers aient soigné leurs blessures avec les jus de cette plante.

Sur le plan énergétique, elle renforce notre capacité d’autoprotection face aux influences négatives qui viennent de l’extérieur. Ces influences comprennent aussi bien les radiations, les ondes, les pollutions que les projections d’autres personnes, les schémas de pensées qui ne nous appartiennent pas, la dépendance au regard des autres. En nous libérant de ces influences nous retrouvons équilibre et harmonie et l’intégrité de qui nous sommes et de notre être. Elle est, pour cette propriété, très indiquée pour les thérapeutes.
Vous la prendrez en élixir pour travailler cet aspect.

Achillée millefeuille, le sourcil de Vénus

 

La deuxième planète est le féminin Vénus, qui nous amène douceur, beauté, sensualité.

 

Ces caractéristiques se manifestent chez la plante par son action équilibrante du cycle menstruel et ses vertus cosmétiques.
Elle était en effet jadis appelée Sourcil de Vénus, pour l’élégance de ses feuilles, mais aussi en clin d’oeil à son importante action sur la santé féminine.

Sur le plan émotionnel, sa fonction vénusienne aide à développer la compréhension, l’intuition et l’écoute de l’autre et favorise l’ouverture à la spiritualité en douceur (élixir, huile essentielle ou eau florale).
Elle sera donc utile dans les périodes de transition de la vie, là où il y a besoin d’adaptation et compréhension.

Par son équilibre féminin/masculin, l’achillée était vénérée dans la Chine ancienne, pour son unité harmonieuse de yin et de yang.
Cet aspect la rend ainsi précieuse pour les moments de communication entre homme et femme.
Vous pourrez l’utiliser en olfaction à chaque fois que vous sentez un manque de fluidité dans cet échange.

Pour les couples qui effectuent un travail autour de la communication, l’huile essentielle d’achillée millefeuille peut être un support précieux.
Vous l’utiliserez alors en massage à l’intérieur de chaque poignet en visualisant votre partenaire, avec un sentiment de bienveillance et écoute. Demandez à votre partenaire de le faire également. Répétez cela tous les jours jusqu’à ce que vous le sentiez utile.

Les vertus de l’achillée millefeuille pour la santé féminine

 

L’achillée a une grande affinité avec le sang, elle soutient le foie et décongestionne l’utérus.  Elle est donc tout naturellement une aide précieuse dans la régulation du cycle.

En cas d’absence de règles (aménorrhée), due au stress ou à un déséquilibre hormonale (comme après l’arrêt de la pilule), vous pourrez la prendre tous les jours en infusion (ou gélules/teinture mère/extrait glycériné) jusqu’à ce que les règles reviennent. En accompagnement bien sûr d’une recherche holistique de la cause de cette absence.

Pour réduire les symptômes typiques des jours avant les règles (syndrome pré-menstruel) : maux de tête, tension à la poitrine et au ventre, jambes qui enflent, irritabilité ou bien mélancolie, mais aussi pour des règles douloureuses vous l’utiliserez après l’ovulation. Elle aide en effet le corps à produire la progestérone, hormone secrétée en phase post-ovulatoire. De plus elle aide le foie à se purifier ce qui aide énormément dans l’équilibre hormonale.

Enfin grâce à son côté astringent, elle aide à limiter les saignements trop abondants et les pertes de sang qui durent en dehors des règles.
Les saignements post-accouchements (lochies) seront également écourtés grâce à un mélange d’achillée millefeuille/alchémille/ortie.

Dans cette capacité à relancer des règles qui se sont arrêtées d’un côté et de réguler les règles trop abondantes de l’autre, nous retrouvons ses capacités équilibrantes !

Par son action harmonisante du système reproducteur, l’achillée millefeuille sera indiquée pour favoriser la fertilité et la conception.

En cas de pertes blanches anormales ou de démangeaisons vaginales des bains de sièges ou bains de vapeur à l’achillée peuvent être très bénéfiques. En accompagnement bien sûr d’un rééquilibrage de la flore vaginale par l’alimentation, la gestion du stress et le soutien énergétique/émotionnel.

Susun Weed la recommande également en cas de cystite, pour son effet astringent, antibactérien et son pouvoir diurétique. Il faudra mettre 15 g d’achillée avec 15 g de feuilles de busserole dans 1L d’eau bouillante. Laissez infuser pendant 8 heures et buvez 3 tasses par jour de cette infusion. (Attention si au bout de 48 heures les symptômes n’ont pas disparu, consultez un médecin).

Au cours de la ménopause, les infusions d’achillée millefeuille soulageront l’agitation intérieure qui accompagne ce passage et, en synergie avec d’autres plantes, réduire les bouffées de chaleur.

« Je ne peux pas recommander suffisamment aux femmes l’achillée millefeuille. Qu’il s’agisse d’une jeune fille ayant tendance à avoir des règles irrégulières ou d’une femme d’un certain âge en pleine ménopause, ou même après cette période, pour toutes les femmes, jeunes et vieilles, il est important de boire de temps en temps une tasse d’achillée millefeuille. Elle a une excellente influence à tout point de vue sur le bas-ventre de la femme, de telle façon qu’elle ne peut rien faire de mieux pour sa santé que d’aller chercher au cours d’une promenade à travers champs et forêts un petit bouquet d’achillée millefeuille. »
Marie Treben, La Santé à la pharmacie du Bon Dieu

 

D’autres propriétés :

 

L’achillée millefeuille en infusion est utile pour faire baisser la fièvre, notamment chez les enfants. Elle donnera une transpiration et parfois une légère diarrhée qui permettent d’éliminer les toxines qui ont causé la fièvre.

Son action sur le système digestif est également intéressante. Prise avant les repas elle prépare la digestion. Après les repas, elle empêche les fermentations qui donnent des ballonnements et gaz. Entre les repas elle soulage un intestin enflammé (colite, diarrhée chroniques, intolérances…).

Son pouvoir décongestionnant la rend utile en cas d’hémorroïdes (infusion + bain de siège). Elle soutient la circulation sanguine.

En cosmétique, son hydrolat est apaisant et équilibrant pour la peau, purifiant et revitalisant.

Pour finir, elle est tonifiante et réconfortante, ainsi que revitalisante. Elle contient de la silice que Paracelse appelait “la lumière minéralisée” !

 

Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

Conseils d’utilisation:

Pour équilibrer la santé féminine / sphère digestive / circulatoire : Infusion de 15 g pour 1/2 L d’eau bouillante. Laissez infuser 10-15 minutes. 3 tasses par jour. Ou bien teinture mère 50 à 150 gouttes, 2 fois par jour.

Côté émotionnel : eau florale, 2 cuillères à soupe par jour.

Pour se protéger : Elixir floral, 4 gouttes 4 fois par jour et en spray autour du corps pour renforcer la protection aurique.

Pour les blessures : Décoction de 40 g de sommités fleuries en 1L d’eau, à appliquer avec des compresses. Vous pouvez également l’utiliser sur les animaux.

En cosmétique : Infusion de 25 g de plante pour 1/2 L d’eau, comme lotion.

Pour les plantes : Le purin d’achillée en pulvérisation protège les plantes des maladies fongiques (comme l’oïdium par exemple)

Déconseillée les 3 premiers mois de grossesse.

 

 

Sources, pour aller plus loin :

 

 

La beauté de chaque saison de la femme

La beauté de chaque saison de la femme

Cet article est un extrait de l’atelier “La beauté de chaque saison de la femme” !
J’ai eu le bonheur de l’animer au salon Féminaissance à Lyon, pour présenter le livre “Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin”.

“A chaque saison, la nature éblouit par ses paysages et ses couleurs laissant paraître toute sa beauté et sa splendeur” Mazouz Hacène

Quelle est donc la beauté de chacune de vos saisons ?

 

La beauté du printemps de la femme – la phase préovulatoire / Lune Croissante

Pendant cette phase, vos œstrogènes montent en flèche entraînant avec elles les hormones de l’action, du plaisir, de la bonne humeur (dopamine, sérotonine …)
Vous vous sentez ainsi fraîches, pleines d’énergie, dynamique, motivée, déterminée, innovante.
Vous rêvez de changer le monde.
Chaque mois, vous renouvelez le regard que vous portez sur le monde.
Vous rêvez de créer des projets, vous passez à l’action, insouciante, confiante…

Qu’est-ce que nous sommes belles avec cette fraîcheur que nous retrouvons à chaque mois !
La beauté est même extérieure dans cette phase. Les œstrogènes rendent en effet notre peau lumineuse et favorisent l’élimination d’eau en rendant notre silhouette plus svelte.

Vous êtes totalement connectée à : vous même, votre univers, votre vérité !

La beauté de cette saison : vous incarnez l’insouciance du printemps qui ne connaît pas les tempêtes d’automne.

La beauté de l’été de la femme – la phase ovulatoire / Pleine Lune

C’est la phase de l’ovulation : le pic d’oestrogènes et hormones hypophysaire la déclenche.
Elle entraîne également la production d’autres hormones comme l’ocytocine (hormone du lien).
La présence de testostérone fait que le désir est au rdv. Vous êtes rayonnante, lumineuse, sensuelle, vos phéromones diffusent autour de vous.
Tout cela bien sûr, car votre corps se prépare pour une éventuelle fécondation par l’élu de votre coeur.
Même si vous ne souhaitez pas cette fécondation, il faut bien se rappeler que le corps obéit à son intelligence propre et cherche toujours cette rencontre. Et il met tout en place pour la trouver … 😉

Après l’ovulation, la progestérone commence à grimper : vous êtes alors maternelle, maternante, attentionnée (même si vous n’avez pas d’enfants, vous le serez avec votre entourage – famille, amis, animaux, plantes ) !
Vous êtes dans la célébration de la vie : la créer, la protéger, être en Amour.
Relationnel et communication sont au top, c’est le moment donc de recevoir les amis, faire une sortie en famille. Mais aussi parler avec votre partenaire d’un sujet un peu délicat ou demander une augmentation à votre chef 😉

Vous êtes totalement connectée à : votre entourage, vos relations, le monde entier !

La beauté de cette saison : vous vibrez la joie et la plénitude de l’été en symbiose totale avec la Vie !

 

La beauté de l’automne de la femme – la phase prémenstruelle / Lune Décroissante

La progestérone baisse et avec elle les hormones qui nous donnent notre bonne humeur, notre zénitude.
L’énergie d’action baisse progressivement aussi et se transforme en énergie intérieure, en connexion avec tout ce qui est spirituel, magique, mystique, subtil ! Vous pouvez avoir une envie accrue de méditation, yoga, nature, plantes… Votre intuition se développe, vous êtes visionnaire !

C’est aussi le deuil de la plénitude de l’été.
Tout comme à l’automne, vous traversez ce deuil dans la tempête : tristesse, irritabilité, émotions à fleur de peau. Vous pouvez vous sentir fragile, incomprise ou parfois pleine de colère.
Pour apaiser ces émotions, la communication avec votre corps est une force majeure de cette période. Sans elle l’énergie risque de partir dans le mental avec ses ruminations incessantes !
Adapter son rythme de vie à cette diminution d’énergie est indispensable. Cela vous oblige donc à faire un tri dans sa vie, un bilan de ce qui vaut la peine d’être gardé et les activités superflues qui vous prennent du temps sans vous nourrir véritablement.

Vous êtes totalement connectée à : la nature, l’univers, la spiritualité !

La beauté de cette saison : comme une magicienne, vous incarnez le mystère des forces automnales qui alternent les tempêtes à des journées de grandes douceurs. Vous percevez l’ouverture vers quelque chose de plus grand que le visible.

La beauté de l’hiver de la femme – la phase menstruelle / Nouvelle Lune

 

Les hormones se taisent, l’utérus se libère de sa couche fonctionnelle en saignant.
C’est la saison de laisser aller le trop plein. De vider la tête (elle se vide souvent toute seule – nous nous sentons parfois dans le brouillard quand nous avons nos lunes ! ). Votre corps vous demande de vous poser dans cette fragilité extérieure qui vous rend fatiguée, pour aller contacter votre véritable force profonde, à l’intérieur de vous.
Vous ne faites plus, vous êtes !
Dans le vide de la grotte de votre ventre, vous retrouvez votre terre intérieure, votre sagesse, votre puissance, votre authenticité, votre essentiel.
Vous êtes en lien avec le Tout et le Néant, avec le vide, réceptive à vous même.

Vous êtes totalement connectée à : le principe du vide, d’où naissent tous les possibles !

La beauté de cette saison : l’immobilité et le repos de l’hiver vous donnent une grande sagesse et préparent le terrain du renouveau.

 

 

Si vous avez aimé cet extrait, vous aimerez probablement le livre “Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin” :
https://arbredelune.com/produit/rituels-de-femmes-pour-explorer-les-secrets-du-cycle-feminin/

Serena Zigrino Auteure Livre Rituels de Femmes pour explorer les secrets du cycle féminin

 

La Femme Shakti

La Femme Shakti

Extraits du sublime livre de Vicki Noble, que toute femme devrait lire !!!!

L’image contient peut-être : une personne ou plus

 

Femme = corps = Terre

“Femme = corps = Terre
C’est, en une formule, l’ancienne définition de la Déesse.
La Créatrice.
Celle qui donne naissance à toute vie et ramène à elle tout ce qui a pu exister.
Celle qui nous porte ici dans un perpétuel changement, dans une constante impermanence et qui nous montre la magie des génération et de l’évolution cyclique.
La Matrice.
La Régénératrice.
Sa fille, la Femme, a exactement les mêmes caractéristiques, les mêmes dons.
Dans le mouvement intérieur de son corps, elle crée ou bien détruit, selon ce que veut la Nature.
Elle saigne, fait grandir la vie, accueille celui qui n’est pas né, donne naissance, prend soin et nourrit son petit avec son propre corps magique, érotique – c’est à dire vivant !
Elle fait l’amour, fait l’énergie, fait la vie – tout cela dans son corps.
C’est à partir de sa relation concrète à son petit, à travers la fonction nourricière, que la femme a inventé le langage et la communication, les instruments, la po
terie et l’art. “

Aucun texte alternatif disponible.

Les cycles du sang

“A la base du chamanisme féminin, il y a les cycles du sang.
En Occident, les femmes ont oublié la signification spirituelle de leurs cycles menstruels ; elles ont besoin de s’y reconnecter pour trouver leur propre pouvoir.
Le sang, dans les mystères de la naissance et de la menstruation, est au coeur su chamanisme féminin.”

 

Crédits photos Durasova.ru, Suzanne Lessard, Peter Engelhard

Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Femme-lune

Article paru le 13 Mai 2014 dans le blog http://www.naitre-femme.com/ de Maïtie Trélaün

Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Par Maïtie Trélaün dans Etre femme

J’ai invité Claire Jozan-Meisel du blog www.lunafemina.com a écrire cet article car j’apprécie son approche du cycle menstruel de la femme teinté de la tradition amérindienne.

« L’essence du Yang est Yin
L’essence de l’eau est le feu
L’énergie du feu est alimentée par l’eau
L’essence du mâle est femelle
L’essence du soleil est la lune
Le soleil obtient sa lumière de la lune
L’âme de la lune est dans le soleil »
(Extrait traduit du Tiger-Dragon Classic)

Durant la première partie de ma vie, j’ai souvent entendu dire que pour la plupart des femmes tout allait à vau-l’eau juste avant et pendant leurs règles. Depuis une quinzaine d’années, j’écoute attentivement ce que les femmes expriment sur leurs cycles lors de cercles de paroles. Force est de constater que malheureusement dans nos pays occidentaux, on met surtout l’accent sur l’aspect négatif des menstruations : l’opinion la plus répandue est que le cycle menstruel est grosso modo divisé en 2 étapes, l’une pendant laquelle tout va bien, suivie d’une autre pendant laquelle tout va mal.

 

l’âme parle à la femme en sourdine pour qu’elle puisse se recadrer et se recentrer sur son essentiel

C’est à partir de l’âge de 35 ans que j’ai commencé à prendre conscience que différentes énergies me « traversaient » au cours du cycle. Jusqu’à la ménopause, j’ai trouvé extraordinaire de reconnaître et de valoriser mon propre modèle cyclique et de profiter des différents états d’être qu’il me permettait d’expérimenter. Ceci m’a aidé à nouer une profonde relation avec moi-même et à faire remonter à la surface ce que mon for intérieur me soufflait à l’oreille. Me mettre en osmose avec mon intuition, « nez de l’âme » comme la nomme Garcia Lorca, a été essentiel dans le développement de ma personnalité et dans ma destinée de femme.

En effet, me sonder régulièrement m’a aidé à apprécier si mes actes étaient bien alignés avec qui j’étais et ce que je pensais. Et par conséquent, m’a incité à être dans ma vérité, à me positionner et à m’affirmer au plus près de moi-même.

 

L’enseignement chamanique que je reçois depuis 15 ans passe par une compréhension et un ancrage en soi des lois universelles. En observant et en me synchronisant sur les cycles naturels dont le cycle menstruel, j’ai pu intégrer ces lois. Et progresser vers mon but ultime, vivre ma « légende personnelle », atteindre ma puissance intérieure en harmonisant en moi les énergies solaire et lunaire, c’est à dire poser des actes en cohérence avec ma voix intérieure.

Le cycle menstruel est un don extraordinaire de la nature fait à la femme. En effet, c’est un outil idéal pour ressentir et faire travailler à l’unisson ces 2 dynamiques en soi et autour de soi. Lorsqu’elles ont été bien identifiées en amont, le cycle devient alors un merveilleux modèle d’évolution, une boussole directionnelle et dimensionnelle.

Après une description des 4 phases du cycle, j’exposerai comment on peut prioriser son aspect solaire (ce que certains appellent la partie masculine et active de l’être) et son aspect lunaire (la partie féminine et réceptive) selon les phases.

 

Les 4 saisons intérieures du cycle menstruel

La plupart des cycles naturels se révèlent par 4 manifestations universelles. Les 4 saisons correspondent à l’inclinaison de l’axe des pôles combinée à la révolution de la terre autour du soleil au cours de l’année. Les 4 orients, eux, sont créés par la rotation de la terre autour de son propre axe et autour du soleil durant la journée.

 

Le soleil vu de la terre a une forme immuable. La forme de la lune, elle, évolue constamment et se manifeste sous 4 phases bien distinctes au cours d’une lunaison : nouvelle lune, lune croissante, pleine lune et lune décroissante qui sont dues à la position de la lune par rapport au soleil. Les phases lunaires sont d’ailleurs à l’origine de la longueur de la semaine et du mois.

Ainsi, l’Astre-Roi crée-t-il les 4 directions et les 4 saisons et son interaction avec la Lune le temps sur Terre.

 

L’impact du Soleil et de la Lune

Ces deux astres ou luminaires leur paraissant être l’un comme l’autre à la même distance de la Terre, les Anciens s’en servirent comme marqueur, l’un pour le jour, l’autre pour la nuit.

 

La longueur du cycle menstruel est calquée sur le cycle lunaire et les femmes étant constituées d’environ 15% de plus d’eau que les hommes, elles sont par conséquence plus sensibles à la lune. Sans doute est-ce pour ces deux raisons que la plupart des traditions ont identifié la femme à l’astre de nuit et par symétrie, l’homme à l’astre du jour. Et la nuit est destinée au monde du rêve, le jour au monde de l’action.

 

Les énergies lunaire et solaire étant non opposées, mais complémentaires, j’ai trouvé intéressant de décrire le cycle menstruel, lunaire par essence, en le divisant en 4 saisons, qui elles sont solaires par nature. Les voici :

 

Le printemps intérieur

Le printemps intérieur correspond à la phase folliculaire ou période pré-ovulatoire, pendant laquelle le corps produit des œstrogènes.

Les règles sont terminées. Telle la sève dans le monde végétal, l’énergie de la femme remonte, lui accordant un regain d’endurance physique. L’attention qu’elle portait à son monde intérieur durant les menstruations se déplace pour se tourner vers le monde extérieur. La motivation revient. A l’image des jours qui rallongent au printemps, les idées de la femme se clarifient. Elle peut à nouveau se centrer sur ses objectifs et explorer de nouveaux horizons car sa créativité mentale est au rendez-vous. C’est le meilleur moment du cycle pour organiser, brasser des idées et faire de la gestion de projet.

 

L’été intérieur

L’été intérieur correspond à la phase ovulatoire.

A l’image de la croissance et de l’abondance généreuses de l’été, la femme expérimente un pic d’énergie. Elle a confiance en elle et la capacité de mettre beaucoup de choses en place en collaborant et en communiquant avec les autres. Ses aptitudes verbales sont maximales ce qui lui confère une grande force de persuasion. Puisqu’elle est très sociable à ce moment-là et qui plus est très patiente avec son entourage, c’est la période idoine pour faire des relations publiques et tisser des liens de qualité.

 

L’automne intérieur

L’automne intérieur correspond à la phase prémenstruelle pendant laquelle le corps produit de la progestérone et des œstrogènes.

Dans la nature, c’est le moment du retour car certaines plantes fleurissent à nouveau et d’autres portent de nouveaux fruits. C’est aussi la période où l’on engrange les récoltes. L’automne est  par conséquent la saison du retour sur investissement pendant laquelle on dresse le bilan. A l’image de la nature, la femme a la capacité de voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en elle. Elle peut regarder objectivement les problèmes en face et, en plus, a la capacité de les résoudre. Certes, elle devient un peu plus sensible et un peu plus vulnérable mais ce n’est pas une faiblesse, juste un processus intérieur qui lui permet l’ouverture et le discernement vers son moi plus profond.

Son attention se porte sur les détails, pas sur les grandes lignes comme dans la première phase.

 

L’hiver intérieur

L’hiver intérieur est la période des saignements.

En hiver, la nature semble totalement endormie, mais sous terre, il y a beaucoup d’activités car c’est la période de germination. A l’image de la nature, c’est le moment pour la femme de se reposer pour d’une part réfléchir à ce qui vient de se passer et d’autre part se préparer à la saison suivante.

Il est opportun à cette période du cycle de se retrouver face à soi-même et de se sonder : Qu’est-ce-que j’ai réalisé ? Qu’est-ce qui s’est passé lors de ce dernier mois ? Qu’est-ce-que j’ai à comprendre ?

Comme la frontière entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche s’affine, la femme a, en même temps, accès à son raisonnement analytique et à son raisonnement intuitif, ce qui lui permet de tout débusquer et comprendre pour pouvoir consciemment lâcher-prise.

Ainsi, l’hiver intérieur permet-il le repositionnement par rapport à soi-même : l’âme parle à la femme en sourdine pour qu’elle puisse se recadrer et se recentrer sur son essentiel.

 

Pendant le temps de lune, se retrouver seule n’est pas facile à faire dans notre société. Pourtant, c’est important pour la femme ET pour sa famille, car les menstruations sont une période intense de purification intérieure et extérieure sur tous les plans. Les sociétés primordiales savaient que durant leurs temps de lune, les femmes, en se purifiant, se guérissaient elles-mêmes et aussi assainissaient leur famille et la communauté en général.

Chez les Amérindiens, le temps des lunes était d’ailleurs très respecté car considéré comme le temps de pouvoir de la femme qui durant cette période a le don de la vision.  Les rêves et les visions des femmes intervenant lorsqu’elles se retiraient dans leur Moon Lodge pendant leur période de saignement étaient grandement révérés par tous, car on disait que les femmes rêvaient le futur des générations suivantes.

Tout comme dans la nature, chaque saison prépare la suivante. Le printemps et l’été sont là pour se régénérer, l’automne et l’hiver pour faire germer les graines de la croissance intérieure. Se synchroniser avec chacune des étapes du cycle et les vivre en conscience permet de bénéficier de leur énergie propre et aussi d’anticiper les suivantes.

Ainsi, le glissement progressif d’une saison à l’autre permet-il à la femme de vivre ses transformations de l’intérieur puis de les mettre en place à l’extérieur et vice-versa. Préparer l’été en hiver, l’hiver en été et ainsi de travailler en étroite relation avec l’énergie complémentaire est  une manière de toujours appréhender la vie dans sa globalité.

 

Prioriser ses aspects solaire et lunaire au cours du cycle menstruel

Pour éviter toute ambiguïté sur les genres, j’ai opté pour ne pas utiliser les mots masculin et féminin en vue de décrire les aptitudes d’action et de réception, de raison et d’intuition, de faire et d’être, de volonté et de patience, de directionnel et de dimensionnel dont sont dotés tous les êtres humains.

Dans le symbole du Yin et du Yang, il y a une pointe de Yin dans le Yang et une pointe de Yang dans le Yin. Ils sont inséparables car ne peuvent pas travailler de façon optimale l’un sans l’autre. Ils ne s’opposent pas mais se renforcent réciproquement.

 

Pour pouvoir connecter et hiérarchiser les aspects solaire et lunaire des femmes au cours de leur cycle, j’ai divisé le cycle en 2 parties. Tout d’abord, le printemps et l’été, puis l’automne et l’hiver.

 

Printemps et été intérieurs : Apprivoiser le Yang par le Yin

Les 2 premières saisons sont consacrées au monde extérieur, à sa capacité d’action et à la relation aux autres. Aussi, ce que la nature nous permet d’optimiser à ce moment-là du cycle est-il plutôt de type Yang, en surface.

Juste avant le printemps intérieur, la femme expérimente une période de repli sur elle-même, de vision interne, qui lui laisse une empreinte en filigrane. Même si en apparence l’action prime durant le printemps intérieur, l’idéal est de rester en totale disponibilité interne, en osmose avec son intuition qui à tout moment peut donner des indications sur ce qu’on est en train de vivre. Le conte de Vassilia dans « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estès est très explicite à ce sujet. Vassilia est dans l’action mais en totale connexion avec sa petite poupée (son intuition) qui lui indique la conduite à suivre.

 

L’énergie de type Yang qui, lors cette période, donne l’aptitude de poser des actes, doit non seulement s’accompagner de cette attitude intérieure Yin, mais aussi d’une attitude extérieure Yin. Dans l’enseignement que j’ai reçu, on préconise à la femme d’être douce en dehors et forte en dedans. « Soft in the front, strong in the back ».

Le repos de l’hiver intérieur ayant procuré à la femme une énergie nouvelle, elle est dotée d’un tonus incroyable pendant ses périodes suivantes de printemps et d’été. Attention cependant à ne pas s’épuiser rapidement en rayonnant de façon excessive dans l’action. C’est le moment pour apprendre à apprécier la mesure de ses capacités.

Comme l’été intérieur offre à la femme le don de l’empathie, il est aussi important de rester vigilante, de bien rester plantée sur son socle et de ne pas se perdre dans l’autre : être certes au service mais pas dans le sacrifice. Dosage savant, surtout pour les mères de famille.

La pratique de la danse du serpent, art martial égyptien, m’a beaucoup aidé à vivre simultanément le côté réceptif de la vie, tout en étant sur le versant actif de la vie.

Ces deux saisons sont aussi la période propice pour appliquer deux principes de base de la sagesse amérindienne : « Ne pas se faire chasser, mais être une chasseresse » (1) et « Marcher sa parole » (2).

 

Automne et hiver intérieurs : Apprivoiser le Yin par le Yang

L’automne et l’hiver intérieurs du cycle sont propices à se tourner vers son monde intérieur. Le besoin de solitude et d’exploration de son monde intime à partir de ce moment du cycle est de type Yin. Par contre, la descente dans le corps pour explorer sa partie Yin est pour moi un acte Yang.

Durant ces périodes de bilan et de repositionnement interne, certaines techniques de relaxation et de méditation yoguiques m’ont permis de me mettre dans une attitude de totale disponibilité à moi-même, dans le silence certes, mais de façon extrêmement alerte.

C’est le moment idéal pour se laisser inspirer par la vie, décrypter attentivement les murmures de son âme et se mettre ensuite en route vers de nouveaux horizons.

L’hiver intérieur est aussi le moment favorable à un travail d’introspection besogneux, dans lequel on traque les moindres détails et où l’on est à l’affût de tout. Les perceptions étant très aiguisées, on a la capacité d’aller au fond des choses.

Si l’on a des conflits internes et externes, on a la capacité de démêler le vrai du faux, de voir ce qui se passe réellement, d’appréhender qui tente de nous manipuler ou d’avoir de l’emprise sur nous… Opter pour une  totale honnêteté avec soi-même, pas toujours confortable il est vrai, mène vers de véritables trésors. Car lorsque l’on déniche les ombres en soi, on peut les remplacer par la lumière de l’amour.

La femme qui prend l’habitude de vivre ces périodes en conscience n’est plus dupe sur grand-chose car elle sait aller regarder au plus profond d’elle-même. Elle apprend à ne rien se laisser passer mais à tout se pardonner, s’exerce aussi à ne rien passer aux autres mais à tout leur pardonner et discerne la part de responsabilité qui lui appartient dans ce qui arrive.

 

La spiritualité andine symbolise ce travail en trois étapes à travers trois animaux mythiques.

Par notre propre intuition et grâce à l’aide de la sagesse du Serpent, qui nous relie à notre monde intérieur, nous pouvons observer ce qui se passe véritablement.

On peut alors se connecter à la force du Puma qui nous aide à faire le saut vers le cœur, nous relie à notre connaissance et à la force acquise par l’expérience et nous fait comprendre ce qui se passe.

Ensuite, grâce au pouvoir du Condor, à sa hauteur de vue, on arrive à opter pour une attitude qui va être constructive pour soi et pour les autres. On ne change pas le monde autour de soi mais sa façon de l’appréhender.

 

Ainsi, l’initiation de la femme est-elle, par essence, très différente de celle de l’homme.

Elle peut s’appuyer sur le cycle menstruel, phare qui éclaire le chemin d’auto-connaissance, lui indique là où elle en est et lui donne des directions de vie. Et surtout, le cycle avec les hauts et les bas qu’il lui fait traverser l’aide à se souvenir que cette voie est une quête et non une conquête.

 

Pour conclure…

La sagesse populaire dit : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers ». En effet, prendre le temps de se rencontrer objectivement, d’affronter ses peurs et ses ombres confère aux personnes qui suivent cette démarche, une perception très affinée d’elles-mêmes, des autres et des situations.

Le rôle de la femme, qui est souvent « l’agent nettoyant » de la famille, n’est pas toujours un rôle agréable. En faisant front, elle est souvent crainte par l’homme qui a peur de cette furie féminine occasionnelle, qui défie son côté immature et lui renvoie la peur que lui-même a de ses propres émotions.

Sans doute est-ce pour cela que les Amérindiens disent que vivre avec une femme qui travaille sur son cycle est en soi initiatique pour l’homme.

J’estime que s’arrêter, prendre le temps de se placer dans son ressenti et d’observer ce qu’il y a à comprendre en soi est à l’heure actuelle un acte de résistance.

D’autant plus que l’on réduit souvent le côté Yang aux réalisations tangibles, car la société reconnait beaucoup plus la réussite sociale que le travail sur soi qui ne se voit pas à l’œil nu, sauf bien sûr par les personnes qui ont elles-mêmes entrepris cette démarche.

Aujourd’hui, beaucoup de femmes poussées par cette énergie sacrée de type Yang souhaitent se réapproprier le savoir par la voie féminine, en apprenant auprès de femmes qui ont fait un travail intérieur et transmettent les enseignements traditionnels liés au féminin sacré, en ayant une contraception naturelle, en comprenant le sens de leur cycle menstruel, en allant à des cercles de femmes, en accouchant naturellement, en s’occupant de leurs enfants en bas âge…

En suivant consciemment cette voie féminine, les femmes poussent la porte de la ménopause en ayant compris et intégré toutes ces expériences de vie. Chez les Amérindiens, la femme qui garde  son sang, appelée grand-mère même si elle n’a pas forcément de petits enfants, est une femme sage et respectée qui porte en elle toutes les saisons de la vie. On la consulte car elle peut, à tout moment, se relier à toutes les aptitudes conférées par ces saisons et ainsi aider et se mettre au service des générations futures.

Pour terminer sur le rôle essentiel de la femme dans l’évolution du monde grâce à ce travail alchimique Yin-Yang à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même, j’ai envie de citer Vinh Luu, maître taoïste, qui répétait inlassablement : « Un homme averti en vaut 2, une femme avertie en vaut 4 ».

 

Claire Jozan-Meisel
www.lunafemina.com

 

(1) « Don’t be hunted, be a hunter »
(2) « Walk your talk ».

 

Par cet article, je rends hommage à :

  • Maitïe Trelaun qui me permet de parler de mon expérience et de ma vision sur les cycles menstruels
  • Mila Buchmann, Mia Rainbowdancer, Brooke Medecine Eagle, Miranda Gray et la Terre-Mère qui m’ont aidé à aller à la rencontre de moi-même
  • Sri Mahesh et Vinh Luu qui ont été de merveilleux enseignants. Indien et vietnamien respectivement, ils ont au cours de leur vie réussi à harmoniser leur Ha (soleil) et leur Tha (lune), leur Yin et leur Yang en transmettant leur sagesse avec ténacité ET humanité
  • Philippe, mon compagnon de vie depuis 22 ans et le père de nos 2 filles pour sa volonté ET sa patience
  • Toutes les femmes qui en faisant humblement ce travail intérieur participent généreusement à l’évolution du monde.

Retrouvez la suite : Spiritualité Inca

Enfin l’été!

Enfin l’été!

C’est la phase de l’épanouissement, la plénitude !

La femme se sent belle, sensuelle, désirée et désirante pour reprendre l’expression de D. Flamenbaum.

N’est-ce pas l’été, avec sa chaleur que nous nous sentons pleines de l’énergie de vie ?

D’un point de vue symbolique, la phase du cycle féminin qui est reliée à l’été est bien la période ovulatoire. Nos hormones s’activent pour donner vie à cette magie qu’est l’ovulation. Notre corps désireux d’accueillir la vie, met tout en œuvre pour que nous soyons prêtes.

Comme l’été, nous sommes naturellement davantage tournées vers les autres, rayonnantes, attentionnées avec nos partenaires, les enfants, les amis. Le désir et le plaisir sont intenses, les câlins gourmands.

Notre énergie est à son sommet et nous voyons la vie en rose !

Alors, profitons à fond de ces quelques jours pour ressentir la beauté de la vie, en nous et en l’autre, et notre sensualité débordante.

Pour la correspondance avec le cycle lunaire, c’est bien sûr la pleine lune, avec son fort rayonnement et sa forme ronde si féminine qui porte les mêmes énergies.

Dans cette saison, les produits qui nous font du bien sont ceux qui nous soutiennent dans cette abondance: les parfums gourmands, fleuris, capiteux et les huiles précieuses qui nous rendent encore plus belle.

Voici donc une recette que vous pourrez utiliser à chaque phase « mère ».

Huile sensuelle au parfum fleuri

Ingrédients :

1 flacon de 50 ml avec pompe
10 ml d’huile de grenade
10 ml d’huile de noyau d’abricot
25 ml d’huile de macadamia
4 gouttes de vitamine E
0,2 g d’absolue de frangipanier
1 ml d’absolue de vanille
1 ml d’huile essentielle d’ylang-ylang
0,5 ml d’huile essentielle de néroli

Note : 1 ml d’huile essentielle correspond à environ 25 gouttes.

La réalisation est très simple : commencez par délayer l’absolue de frangipanier dans le flacon avec un peu  d’huile végétale de macadamia. Versez ensuite les huiles végétales, les gouttes de vitamine E (pour éviter l’oxydation) et terminez avec les huiles essentielles et l’absolue de vanille. Mélangez très délicatement.

Pour une huile scintillante pour l’été ou pour une occasion spéciale, vous pourrez ajouter 2 à 5 grammes d’une poudre pailletée naturelle (ex. mica), en vente sur les sites spécialisés en cosmétiques naturels.

Regardons maintenant de plus près les ingrédients…

Huile de grenade : anti-oxydante puissante (idéale contre les effets du soleils), calmante et apaisante, elle est également réparatrice et régénérante pour peau et cheveux.

Huile d’abricot : très tonifiante et revitalisante, elle soutient le rayonnement et apporte luminosité à votre peau.

Huile de macadamia : assouplissante et nourrissante pour la peau, elle prévient la déshydratation, stimule la micro-circulation locale et draine le système lymphatique.

Absolue de frangipanier: calmante et apaisante, elle est également anti-oxydante et anti-inflammatoire pour la peau.

Absolue de vanille: réconfortante, apaisante, favorise le calme et la détente. Restructurante et régénérante de la peau.

HE d’ylang-ylang : une des huiles les plus sensuelles qui soit, elle également très apaisante pour le système nerveux.

HE de néroli : c’est l’huile essentielle de la pureté d’amour, de l’ouverture de cœur, idéale en cette saison dont amour est le mot clé.

En toute harmonie,
Serena.