La beauté de chaque saison de la femme

La beauté de chaque saison de la femme

Cet article est un extrait de l’atelier “La beauté de chaque saison de la femme” !
J’ai eu le bonheur de l’animer au salon Féminaissance à Lyon, pour présenter le livre “Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin”.

“A chaque saison, la nature éblouit par ses paysages et ses couleurs laissant paraître toute sa beauté et sa splendeur” Mazouz Hacène

Quelle est donc la beauté de chacune de vos saisons ?

 

La beauté du printemps de la femme – la phase préovulatoire / Lune Croissante

Pendant cette phase, vos œstrogènes montent en flèche entraînant avec elles les hormones de l’action, du plaisir, de la bonne humeur (dopamine, sérotonine …)
Vous vous sentez ainsi fraîches, pleines d’énergie, dynamique, motivée, déterminée, innovante.
Vous rêvez de changer le monde.
Chaque mois, vous renouvelez le regard que vous portez sur le monde.
Vous rêvez de créer des projets, vous passez à l’action, insouciante, confiante…

Qu’est-ce que nous sommes belles avec cette fraîcheur que nous retrouvons à chaque mois !
La beauté est même extérieure dans cette phase. Les œstrogènes rendent en effet notre peau lumineuse et favorisent l’élimination d’eau en rendant notre silhouette plus svelte.

Vous êtes totalement connectée à : vous même, votre univers, votre vérité !

La beauté de cette saison : vous incarnez l’insouciance du printemps qui ne connaît pas les tempêtes d’automne.

La beauté de l’été de la femme – la phase ovulatoire / Pleine Lune

C’est la phase de l’ovulation : le pic d’oestrogènes et hormones hypophysaire la déclenche.
Elle entraîne également la production d’autres hormones comme l’ocytocine (hormone du lien).
La présence de testostérone fait que le désir est au rdv. Vous êtes rayonnante, lumineuse, sensuelle, vos phéromones diffusent autour de vous.
Tout cela bien sûr, car votre corps se prépare pour une éventuelle fécondation par l’élu de votre coeur.
Même si vous ne souhaitez pas cette fécondation, il faut bien se rappeler que le corps obéit à son intelligence propre et cherche toujours cette rencontre. Et il met tout en place pour la trouver … 😉

Après l’ovulation, la progestérone commence à grimper : vous êtes alors maternelle, maternante, attentionnée (même si vous n’avez pas d’enfants, vous le serez avec votre entourage – famille, amis, animaux, plantes ) !
Vous êtes dans la célébration de la vie : la créer, la protéger, être en Amour.
Relationnel et communication sont au top, c’est le moment donc de recevoir les amis, faire une sortie en famille. Mais aussi parler avec votre partenaire d’un sujet un peu délicat ou demander une augmentation à votre chef 😉

Vous êtes totalement connectée à : votre entourage, vos relations, le monde entier !

La beauté de cette saison : vous vibrez la joie et la plénitude de l’été en symbiose totale avec la Vie !

 

La beauté de l’automne de la femme – la phase prémenstruelle / Lune Décroissante

La progestérone baisse et avec elle les hormones qui nous donnent notre bonne humeur, notre zénitude.
L’énergie d’action baisse progressivement aussi et se transforme en énergie intérieure, en connexion avec tout ce qui est spirituel, magique, mystique, subtil ! Vous pouvez avoir une envie accrue de méditation, yoga, nature, plantes… Votre intuition se développe, vous êtes visionnaire !

C’est aussi le deuil de la plénitude de l’été.
Tout comme à l’automne, vous traversez ce deuil dans la tempête : tristesse, irritabilité, émotions à fleur de peau. Vous pouvez vous sentir fragile, incomprise ou parfois pleine de colère.
Pour apaiser ces émotions, la communication avec votre corps est une force majeure de cette période. Sans elle l’énergie risque de partir dans le mental avec ses ruminations incessantes !
Adapter son rythme de vie à cette diminution d’énergie est indispensable. Cela vous oblige donc à faire un tri dans sa vie, un bilan de ce qui vaut la peine d’être gardé et les activités superflues qui vous prennent du temps sans vous nourrir véritablement.

Vous êtes totalement connectée à : la nature, l’univers, la spiritualité !

La beauté de cette saison : comme une magicienne, vous incarnez le mystère des forces automnales qui alternent les tempêtes à des journées de grandes douceurs. Vous percevez l’ouverture vers quelque chose de plus grand que le visible.

La beauté de l’hiver de la femme – la phase menstruelle / Nouvelle Lune

 

Les hormones se taisent, l’utérus se libère de sa couche fonctionnelle en saignant.
C’est la saison de laisser aller le trop plein. De vider la tête (elle se vide souvent toute seule – nous nous sentons parfois dans le brouillard quand nous avons nos lunes ! ). Votre corps vous demande de vous poser dans cette fragilité extérieure qui vous rend fatiguée, pour aller contacter votre véritable force profonde, à l’intérieur de vous.
Vous ne faites plus, vous êtes !
Dans le vide de la grotte de votre ventre, vous retrouvez votre terre intérieure, votre sagesse, votre puissance, votre authenticité, votre essentiel.
Vous êtes en lien avec le Tout et le Néant, avec le vide, réceptive à vous même.

Vous êtes totalement connectée à : le principe du vide, d’où naissent tous les possibles !

La beauté de cette saison : l’immobilité et le repos de l’hiver vous donnent une grande sagesse et préparent le terrain du renouveau.

 

 

Si vous avez aimé cet extrait, vous aimerez probablement le livre “Rituels de femmes pour explorer les secrets du cycle féminin” :
https://arbredelune.com/produit/rituels-de-femmes-pour-explorer-les-secrets-du-cycle-feminin/

Serena Zigrino Auteure Livre Rituels de Femmes pour explorer les secrets du cycle féminin

 

La Femme Shakti

La Femme Shakti

Extraits du sublime livre de Vicki Noble, que toute femme devrait lire !!!!

L’image contient peut-être : une personne ou plus

 

Femme = corps = Terre

“Femme = corps = Terre
C’est, en une formule, l’ancienne définition de la Déesse.
La Créatrice.
Celle qui donne naissance à toute vie et ramène à elle tout ce qui a pu exister.
Celle qui nous porte ici dans un perpétuel changement, dans une constante impermanence et qui nous montre la magie des génération et de l’évolution cyclique.
La Matrice.
La Régénératrice.
Sa fille, la Femme, a exactement les mêmes caractéristiques, les mêmes dons.
Dans le mouvement intérieur de son corps, elle crée ou bien détruit, selon ce que veut la Nature.
Elle saigne, fait grandir la vie, accueille celui qui n’est pas né, donne naissance, prend soin et nourrit son petit avec son propre corps magique, érotique – c’est à dire vivant !
Elle fait l’amour, fait l’énergie, fait la vie – tout cela dans son corps.
C’est à partir de sa relation concrète à son petit, à travers la fonction nourricière, que la femme a inventé le langage et la communication, les instruments, la po
terie et l’art. “

Aucun texte alternatif disponible.

Les cycles du sang

“A la base du chamanisme féminin, il y a les cycles du sang.
En Occident, les femmes ont oublié la signification spirituelle de leurs cycles menstruels ; elles ont besoin de s’y reconnecter pour trouver leur propre pouvoir.
Le sang, dans les mystères de la naissance et de la menstruation, est au coeur su chamanisme féminin.”

 

Crédits photos Durasova.ru, Suzanne Lessard, Peter Engelhard

10 façons de prendre soin de vous

10 façons de prendre soin de vous

Le maternage – ou le fait de prendre soin – peut prendre plusieurs formes.
Tu peux donner vies à des enfants, des projets artistiques ou à une création d’entreprise. Mais, dans tous les cas, tu es une mère pour toi-même !
Ton évolution passe aussi par l’apprentissage de comment prendre soin de toi-même et de tes propres besoins.

Que tu aies une blessure liée à la Mère ou bien une magnifique relation avec ta maman, tu seras confrontée un jour ou l’autre avec la tâche de te materner et assurer que tes besoins soient satisfaits.

Tous les êtres humains ont besoin d’être maternés. Le maternage est en effet ce processus qui permet à quelqu’un de grandir. Dans ce cas, ce quelqu’un c’est toi !!!

 

10 façons de te materner

 

1. Ecoute tes sensations

Tout d’abord, prends le temps de t’écouter. Porte attention à tes pensées et ressentis et perçois ce que ton Moi Intérieur veut te dire.
Quand tu t’empêches de l’écouter ou quand tu juges tes émotions, tu t’abandonnes, tout simplement.
L’auto-maternage consiste au contraire à être présente à toi-même et t’écouter avec une oreille bienveillante.

2. Prendre soin de toi devient ta priorité

Ensuite, réponds généreusement à tes besoin !
Prendre soin de toi passe par ce que tu manges, l’environnement que tu choisis, le types de relations que tu entretiens et le type de pensées que tu nourris.
Prendre soin de toi te permet de grandir dans la pleine expression de qui tu es, à travers l’attention que tu donnes à ton corps et ton âme.

3. Crois en toi 

Regarde-toi avec amour. Connais ton coeur et aies confiance en ta propre lumière. Croire en toi veut dire voir l’être merveilleux que tu es.

4. Nourris-toi

Repère également ce qui te fait sentir bien de l’intérieur. Remarque quels aliments soutiennent ton corps et quelles pensées nourrissent ton âme. Remplis-toi de choses qui te font sentir bien ! Apprends la différence entre la vraie nourriture et les schémas additifs. Sois attentive à ce que tes choix soutiennent une vraie croissance et non pas une fausse illusion. La vraie nourriture te fait sentir bien pendant et après ! Alors que la fausse nourriture te soulage sur le moment et te fait sentir mal après !

5. Crée un espace sacré pour toi

Le maternage, par nature, est en lien avec un espace sacré. Tout commence dans l’utérus. Quand tu te maternes, tu crées ainsi un espace d’utérus sacré pour toi même, où tu peux te sentir en sécurité et tu peux baisser la garde. Cultive un espace sacré aussi bien en toi que dans ton environnement.

6. Célèbre-toi !

Sois reconnaissante pour les petites choses. Reconnais chaque moment où tu choisis l’amour au lieu de la peur et célèbre ces moments d’évolution. Prend conscience du chemin que tu parcours chaque jour vers tes rêves et célèbre-toi. Regarde-toi dans les yeux et dis toi à quel point tu es fière de ce que tu fais. Réellement, célèbre-toi !!!

7. Respecte ton évolution

Tu as un rythme qui t’est propre. Respecte donc le temps et le processus qu’il te faut pour apprendre. Ton évolution est géniale, donne-lui du respect.

8. Encourage-toi

La vie a ses hauts et bas. Chaque expérience comporte ses défis. Encourage-toi de façon à rester sur le chemin et à avancer vers tes rêves même quand ça devient dur.

9. Sois gentille avec toi-même

Tu feras des erreurs et des gaffes, c’est inévitable. Alors, apprends de ces expériences et sois gentille avec toi-même. La culpabilité et la honte ne t’aident pas à grandir, la gentillesse en revanche c’est comme de l’eau sur un jardin assoiffé.

10. Tiens-toi debout

Prends le temps d’écouter ce qui est compte pour toi et protège-le. Tiens-toi debout et prends position pour l’amour.

 

Lequel de ses dix conseils te semble le plus juste ? Partage-le dans les commentaires !

As-tu d’autres façons de te materner à ajouter à cette liste ?

Laüra Hollick


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Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment !

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment !

Depuis des années ce texte m’inspire, m’accompagne …
Aujourd’hui mon cœur me dit de le partager avec vous <3

Si tu veux changer le monde, aime un homme…

aime-le vraiment.

Choisis celui dont l’âme appelle véritablement la tienne, celui qui te voit, et qui est suffisamment courageux pour avoir peur. Accepte sa main et guide le doucement vers le sang de ton cœur, où il peut sentir ta chaleur autour de lui et s’y reposer, et brûler toutes ses lourdes charges dans tes flammes. Regarde-le dans les yeux, regarde au plus profond de lui, et vois ce qui s’y trouve, endormi ou éveillé, ou timide ou impatient. Regarde-le dans les yeux et vois ses pères et grand-pères et toutes les guerres et autres folies que leurs esprits ont combattues dans des contrées lointaines il y a longtemps. Regarde leurs souffrances et leurs luttes, leurs tourments et leur culpabilité; sans jugement. Et laisse cela partir. Ressens son fardeau ancestral, et comprends que ce qu’il recherche en toi c’est un refuge sûr. Laisse-le se fondre dans ton regard stable, et sache que tu n’as pas besoin d’être le miroir de cette rage, parce que tu as un utérus, une porte douce et profonde qui soigne et purifie les vieilles blessures.

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment.

Assieds-toi devant lui dans toute ta majesté de femme, dans le souffle de ta vulnérabilité, en jouant l’innocence enfantine, dans les profondeurs de ton invitation à une mort florissante, te soumettant avec tendresse pour permettre à sa puissance d’homme de faire un pas vers toi… et nagez ensemble dans l’utérus de la Terre, dans un silence entendu. Et quand il se retire… car il se retirera… fuyant par peur dans sa caverne… rassemble les Grands-mères autour de toi, enveloppe-toi de leur sagesse, entends leurs doux murmures, apaise ton cœur de petite fille apeurée qui t’immobilise… et attends patiemment son retour. Assieds-toi et chante près de sa porte le chant du souvenir, pour qu’il soit encore une fois rassuré.

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment.

N’amadoue pas le petit garçon avec des ruses et des tours, de la séduction et des pièges pour le leurrer vers une toile destructrice, vers un lieu de chaos et de haine plus terrible encore que toutes les guerres combattues par ses frères. Ce ne serait pas Féminin, ce serait une revanche, ce serait le poison de l’abus des époques, le viol de notre monde. Et cela ne donne aucun pouvoir à la femme, elle se diminue en le castrant. Et elle nous tue tous. Et que sa mère l’ait soutenu ou pas, montre-lui la vraie Mère, tiens-le maintenant et guide-le dans ta grâce et tes profondeurs brumeuses jusqu’au centre de la Terre. Ne le punis pas parce que ses blessures ne correspondent pas à tes besoins ou à tes critères. Pleure pour lui de douces rivières, et ramène tout à la maison avec ton sang.

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment.

Aime-le suffisamment pour être nue et libre, aime-le suffisamment pour ouvrir ton corps et ton esprit au cycle de naissance et de mort. Et remercie-le pour l’opportunité de danser ensemble dans les tempêtes qui font rage et les bois silencieux. Sois assez courageuse pour être fragile, et laisse-le s’abreuver aux pétales doux et capiteux de ton être. Fais-lui savoir qu’il peut te tenir, et se lever pour te protéger. Tombe en arrière dans ses bras et fais-lui confiance pour te rattraper, même si on t’a déjà laissée tomber des milliers de fois avant. Apprends-lui à se rendre en te rendant toi-même, et fusionnez dans le doux néant du cœur de ce monde.

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime-le vraiment.

Encourage-le, nourris-le, autorise-le, entends-le, tiens-le, guéris-le. Et à ton tour tu seras nourrie, soutenue et protégée par ses bras forts, ses pensées limpides et ses flèches affûtées. Car il peut, si tu le lui permets, être tout ce dont tu rêves. Si tu veux aimer un homme, aime toi, aime ton père, aime ton frère, aime ton fils, aime ton ancien partenaire; du premier garçon que tu as embrassé au dernier pour lequel tu as pleuré, remercie pour les dons, des débris dans lesquels tu te trouvais jusqu’à la rencontre avec celui qui se tient devant toi maintenant. Et trouve en lui la graine du renouveau et du solaire, une graine que vous pouvez nourrir pour aider l’émergence d’un nouveau monde, ensemble.

~ Lisa Citore

tableau : Irina Karkabi

Restons dans l’harmonie pendant cette pleine lune 

Restons dans l’harmonie pendant cette pleine lune 

Face aux fortes énergies de la pleine lune de demain, comment pouvons-nous rester zen ?

Depuis quelques jours  nous sommes inondés d’articles, sur internet et les réseaux sociaux, qui parlent de la puissance de la pleine lune de demain 31 janvier 2018, combinée de plus avec une éclipse lunaire.
Tous parlent de puissants bouleversements au niveau physique et émotionnel !
Cela se manifeste depuis quelques jours déjà et les plus sensibles de vous le ressentent sûrement : tension nerveuse et émotionnelle, de vieux schémas qui resurgissent, problèmes de sommeil, fatigue, intestins perturbés.
Que pouvons-nous faire pour rester dans l’harmonie pendant cette pleine lune et éviter ainsi de devenir tendus, irritables et que les émotions prennent le dessus sur notre équilibre ?
Passer par le corps est un bon début!

Ce soir :

  • mangez des aliments sains, légers
  • avant d’aller vous coucher, restez à la lumière de pleine lune pendant quelques minutes en faisant de grandes respirations et demandez à votre corps d’intégrer ces énergies avec douceur
  • prenez une tisane relaxante et/ou massez-vous avec une huile relaxante
  • couchez vous tôt

Demain :

  • si possible, prenez au moins dix minutes le matin pour effectuer des exercices énergétiques (yoga, qi gong ou tout simplement des étirements pour favoriser et fluidifier la circulation d’énergie)
  • mangez léger et sain autant que possible
  • buvez une grande quantité d’eau pure, plus que d’habitude
  • faites des pauses pour respirer régulièrement, amplement
  • prenez quelques minutes au moins dans la nature, connectez-vous aux arbres
  • méditez à la pleine lune (si possible, recevez les énergies de la bénédiction de Miranda Gray)
  • le soir, répétez la même routine que la veille

Dans la semaine :

  • Continuez à avoir une bonne hygiène de vie : alimentation, sommeil, respiration, eau pure
  • Recevoir un soin d’harmonisation féminine qui travaille avec les énergies lunaires vous aidera à faire des ces énergies une aide précieuse, pour votre bien-être et pour accélérer la réalisation des intentions que vous posez pour votre vie. Je serai heureuse de vous accompagner 🙂
Avec coeur,
Serena.
Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Femme-lune

Article paru le 13 Mai 2014 dans le blog http://www.naitre-femme.com/ de Maïtie Trélaün

Les aspects solaires et lunaires du cycle menstruel

Par Maïtie Trélaün dans Etre femme

J’ai invité Claire Jozan-Meisel du blog www.lunafemina.com a écrire cet article car j’apprécie son approche du cycle menstruel de la femme teinté de la tradition amérindienne.

« L’essence du Yang est Yin
L’essence de l’eau est le feu
L’énergie du feu est alimentée par l’eau
L’essence du mâle est femelle
L’essence du soleil est la lune
Le soleil obtient sa lumière de la lune
L’âme de la lune est dans le soleil »
(Extrait traduit du Tiger-Dragon Classic)

Durant la première partie de ma vie, j’ai souvent entendu dire que pour la plupart des femmes tout allait à vau-l’eau juste avant et pendant leurs règles. Depuis une quinzaine d’années, j’écoute attentivement ce que les femmes expriment sur leurs cycles lors de cercles de paroles. Force est de constater que malheureusement dans nos pays occidentaux, on met surtout l’accent sur l’aspect négatif des menstruations : l’opinion la plus répandue est que le cycle menstruel est grosso modo divisé en 2 étapes, l’une pendant laquelle tout va bien, suivie d’une autre pendant laquelle tout va mal.

 

l’âme parle à la femme en sourdine pour qu’elle puisse se recadrer et se recentrer sur son essentiel

C’est à partir de l’âge de 35 ans que j’ai commencé à prendre conscience que différentes énergies me « traversaient » au cours du cycle. Jusqu’à la ménopause, j’ai trouvé extraordinaire de reconnaître et de valoriser mon propre modèle cyclique et de profiter des différents états d’être qu’il me permettait d’expérimenter. Ceci m’a aidé à nouer une profonde relation avec moi-même et à faire remonter à la surface ce que mon for intérieur me soufflait à l’oreille. Me mettre en osmose avec mon intuition, « nez de l’âme » comme la nomme Garcia Lorca, a été essentiel dans le développement de ma personnalité et dans ma destinée de femme.

En effet, me sonder régulièrement m’a aidé à apprécier si mes actes étaient bien alignés avec qui j’étais et ce que je pensais. Et par conséquent, m’a incité à être dans ma vérité, à me positionner et à m’affirmer au plus près de moi-même.

 

L’enseignement chamanique que je reçois depuis 15 ans passe par une compréhension et un ancrage en soi des lois universelles. En observant et en me synchronisant sur les cycles naturels dont le cycle menstruel, j’ai pu intégrer ces lois. Et progresser vers mon but ultime, vivre ma « légende personnelle », atteindre ma puissance intérieure en harmonisant en moi les énergies solaire et lunaire, c’est à dire poser des actes en cohérence avec ma voix intérieure.

Le cycle menstruel est un don extraordinaire de la nature fait à la femme. En effet, c’est un outil idéal pour ressentir et faire travailler à l’unisson ces 2 dynamiques en soi et autour de soi. Lorsqu’elles ont été bien identifiées en amont, le cycle devient alors un merveilleux modèle d’évolution, une boussole directionnelle et dimensionnelle.

Après une description des 4 phases du cycle, j’exposerai comment on peut prioriser son aspect solaire (ce que certains appellent la partie masculine et active de l’être) et son aspect lunaire (la partie féminine et réceptive) selon les phases.

 

Les 4 saisons intérieures du cycle menstruel

La plupart des cycles naturels se révèlent par 4 manifestations universelles. Les 4 saisons correspondent à l’inclinaison de l’axe des pôles combinée à la révolution de la terre autour du soleil au cours de l’année. Les 4 orients, eux, sont créés par la rotation de la terre autour de son propre axe et autour du soleil durant la journée.

 

Le soleil vu de la terre a une forme immuable. La forme de la lune, elle, évolue constamment et se manifeste sous 4 phases bien distinctes au cours d’une lunaison : nouvelle lune, lune croissante, pleine lune et lune décroissante qui sont dues à la position de la lune par rapport au soleil. Les phases lunaires sont d’ailleurs à l’origine de la longueur de la semaine et du mois.

Ainsi, l’Astre-Roi crée-t-il les 4 directions et les 4 saisons et son interaction avec la Lune le temps sur Terre.

 

L’impact du Soleil et de la Lune

Ces deux astres ou luminaires leur paraissant être l’un comme l’autre à la même distance de la Terre, les Anciens s’en servirent comme marqueur, l’un pour le jour, l’autre pour la nuit.

 

La longueur du cycle menstruel est calquée sur le cycle lunaire et les femmes étant constituées d’environ 15% de plus d’eau que les hommes, elles sont par conséquence plus sensibles à la lune. Sans doute est-ce pour ces deux raisons que la plupart des traditions ont identifié la femme à l’astre de nuit et par symétrie, l’homme à l’astre du jour. Et la nuit est destinée au monde du rêve, le jour au monde de l’action.

 

Les énergies lunaire et solaire étant non opposées, mais complémentaires, j’ai trouvé intéressant de décrire le cycle menstruel, lunaire par essence, en le divisant en 4 saisons, qui elles sont solaires par nature. Les voici :

 

Le printemps intérieur

Le printemps intérieur correspond à la phase folliculaire ou période pré-ovulatoire, pendant laquelle le corps produit des œstrogènes.

Les règles sont terminées. Telle la sève dans le monde végétal, l’énergie de la femme remonte, lui accordant un regain d’endurance physique. L’attention qu’elle portait à son monde intérieur durant les menstruations se déplace pour se tourner vers le monde extérieur. La motivation revient. A l’image des jours qui rallongent au printemps, les idées de la femme se clarifient. Elle peut à nouveau se centrer sur ses objectifs et explorer de nouveaux horizons car sa créativité mentale est au rendez-vous. C’est le meilleur moment du cycle pour organiser, brasser des idées et faire de la gestion de projet.

 

L’été intérieur

L’été intérieur correspond à la phase ovulatoire.

A l’image de la croissance et de l’abondance généreuses de l’été, la femme expérimente un pic d’énergie. Elle a confiance en elle et la capacité de mettre beaucoup de choses en place en collaborant et en communiquant avec les autres. Ses aptitudes verbales sont maximales ce qui lui confère une grande force de persuasion. Puisqu’elle est très sociable à ce moment-là et qui plus est très patiente avec son entourage, c’est la période idoine pour faire des relations publiques et tisser des liens de qualité.

 

L’automne intérieur

L’automne intérieur correspond à la phase prémenstruelle pendant laquelle le corps produit de la progestérone et des œstrogènes.

Dans la nature, c’est le moment du retour car certaines plantes fleurissent à nouveau et d’autres portent de nouveaux fruits. C’est aussi la période où l’on engrange les récoltes. L’automne est  par conséquent la saison du retour sur investissement pendant laquelle on dresse le bilan. A l’image de la nature, la femme a la capacité de voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en elle. Elle peut regarder objectivement les problèmes en face et, en plus, a la capacité de les résoudre. Certes, elle devient un peu plus sensible et un peu plus vulnérable mais ce n’est pas une faiblesse, juste un processus intérieur qui lui permet l’ouverture et le discernement vers son moi plus profond.

Son attention se porte sur les détails, pas sur les grandes lignes comme dans la première phase.

 

L’hiver intérieur

L’hiver intérieur est la période des saignements.

En hiver, la nature semble totalement endormie, mais sous terre, il y a beaucoup d’activités car c’est la période de germination. A l’image de la nature, c’est le moment pour la femme de se reposer pour d’une part réfléchir à ce qui vient de se passer et d’autre part se préparer à la saison suivante.

Il est opportun à cette période du cycle de se retrouver face à soi-même et de se sonder : Qu’est-ce-que j’ai réalisé ? Qu’est-ce qui s’est passé lors de ce dernier mois ? Qu’est-ce-que j’ai à comprendre ?

Comme la frontière entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche s’affine, la femme a, en même temps, accès à son raisonnement analytique et à son raisonnement intuitif, ce qui lui permet de tout débusquer et comprendre pour pouvoir consciemment lâcher-prise.

Ainsi, l’hiver intérieur permet-il le repositionnement par rapport à soi-même : l’âme parle à la femme en sourdine pour qu’elle puisse se recadrer et se recentrer sur son essentiel.

 

Pendant le temps de lune, se retrouver seule n’est pas facile à faire dans notre société. Pourtant, c’est important pour la femme ET pour sa famille, car les menstruations sont une période intense de purification intérieure et extérieure sur tous les plans. Les sociétés primordiales savaient que durant leurs temps de lune, les femmes, en se purifiant, se guérissaient elles-mêmes et aussi assainissaient leur famille et la communauté en général.

Chez les Amérindiens, le temps des lunes était d’ailleurs très respecté car considéré comme le temps de pouvoir de la femme qui durant cette période a le don de la vision.  Les rêves et les visions des femmes intervenant lorsqu’elles se retiraient dans leur Moon Lodge pendant leur période de saignement étaient grandement révérés par tous, car on disait que les femmes rêvaient le futur des générations suivantes.

Tout comme dans la nature, chaque saison prépare la suivante. Le printemps et l’été sont là pour se régénérer, l’automne et l’hiver pour faire germer les graines de la croissance intérieure. Se synchroniser avec chacune des étapes du cycle et les vivre en conscience permet de bénéficier de leur énergie propre et aussi d’anticiper les suivantes.

Ainsi, le glissement progressif d’une saison à l’autre permet-il à la femme de vivre ses transformations de l’intérieur puis de les mettre en place à l’extérieur et vice-versa. Préparer l’été en hiver, l’hiver en été et ainsi de travailler en étroite relation avec l’énergie complémentaire est  une manière de toujours appréhender la vie dans sa globalité.

 

Prioriser ses aspects solaire et lunaire au cours du cycle menstruel

Pour éviter toute ambiguïté sur les genres, j’ai opté pour ne pas utiliser les mots masculin et féminin en vue de décrire les aptitudes d’action et de réception, de raison et d’intuition, de faire et d’être, de volonté et de patience, de directionnel et de dimensionnel dont sont dotés tous les êtres humains.

Dans le symbole du Yin et du Yang, il y a une pointe de Yin dans le Yang et une pointe de Yang dans le Yin. Ils sont inséparables car ne peuvent pas travailler de façon optimale l’un sans l’autre. Ils ne s’opposent pas mais se renforcent réciproquement.

 

Pour pouvoir connecter et hiérarchiser les aspects solaire et lunaire des femmes au cours de leur cycle, j’ai divisé le cycle en 2 parties. Tout d’abord, le printemps et l’été, puis l’automne et l’hiver.

 

Printemps et été intérieurs : Apprivoiser le Yang par le Yin

Les 2 premières saisons sont consacrées au monde extérieur, à sa capacité d’action et à la relation aux autres. Aussi, ce que la nature nous permet d’optimiser à ce moment-là du cycle est-il plutôt de type Yang, en surface.

Juste avant le printemps intérieur, la femme expérimente une période de repli sur elle-même, de vision interne, qui lui laisse une empreinte en filigrane. Même si en apparence l’action prime durant le printemps intérieur, l’idéal est de rester en totale disponibilité interne, en osmose avec son intuition qui à tout moment peut donner des indications sur ce qu’on est en train de vivre. Le conte de Vassilia dans « Femmes qui courent avec les loups » de Clarissa Pinkola Estès est très explicite à ce sujet. Vassilia est dans l’action mais en totale connexion avec sa petite poupée (son intuition) qui lui indique la conduite à suivre.

 

L’énergie de type Yang qui, lors cette période, donne l’aptitude de poser des actes, doit non seulement s’accompagner de cette attitude intérieure Yin, mais aussi d’une attitude extérieure Yin. Dans l’enseignement que j’ai reçu, on préconise à la femme d’être douce en dehors et forte en dedans. « Soft in the front, strong in the back ».

Le repos de l’hiver intérieur ayant procuré à la femme une énergie nouvelle, elle est dotée d’un tonus incroyable pendant ses périodes suivantes de printemps et d’été. Attention cependant à ne pas s’épuiser rapidement en rayonnant de façon excessive dans l’action. C’est le moment pour apprendre à apprécier la mesure de ses capacités.

Comme l’été intérieur offre à la femme le don de l’empathie, il est aussi important de rester vigilante, de bien rester plantée sur son socle et de ne pas se perdre dans l’autre : être certes au service mais pas dans le sacrifice. Dosage savant, surtout pour les mères de famille.

La pratique de la danse du serpent, art martial égyptien, m’a beaucoup aidé à vivre simultanément le côté réceptif de la vie, tout en étant sur le versant actif de la vie.

Ces deux saisons sont aussi la période propice pour appliquer deux principes de base de la sagesse amérindienne : « Ne pas se faire chasser, mais être une chasseresse » (1) et « Marcher sa parole » (2).

 

Automne et hiver intérieurs : Apprivoiser le Yin par le Yang

L’automne et l’hiver intérieurs du cycle sont propices à se tourner vers son monde intérieur. Le besoin de solitude et d’exploration de son monde intime à partir de ce moment du cycle est de type Yin. Par contre, la descente dans le corps pour explorer sa partie Yin est pour moi un acte Yang.

Durant ces périodes de bilan et de repositionnement interne, certaines techniques de relaxation et de méditation yoguiques m’ont permis de me mettre dans une attitude de totale disponibilité à moi-même, dans le silence certes, mais de façon extrêmement alerte.

C’est le moment idéal pour se laisser inspirer par la vie, décrypter attentivement les murmures de son âme et se mettre ensuite en route vers de nouveaux horizons.

L’hiver intérieur est aussi le moment favorable à un travail d’introspection besogneux, dans lequel on traque les moindres détails et où l’on est à l’affût de tout. Les perceptions étant très aiguisées, on a la capacité d’aller au fond des choses.

Si l’on a des conflits internes et externes, on a la capacité de démêler le vrai du faux, de voir ce qui se passe réellement, d’appréhender qui tente de nous manipuler ou d’avoir de l’emprise sur nous… Opter pour une  totale honnêteté avec soi-même, pas toujours confortable il est vrai, mène vers de véritables trésors. Car lorsque l’on déniche les ombres en soi, on peut les remplacer par la lumière de l’amour.

La femme qui prend l’habitude de vivre ces périodes en conscience n’est plus dupe sur grand-chose car elle sait aller regarder au plus profond d’elle-même. Elle apprend à ne rien se laisser passer mais à tout se pardonner, s’exerce aussi à ne rien passer aux autres mais à tout leur pardonner et discerne la part de responsabilité qui lui appartient dans ce qui arrive.

 

La spiritualité andine symbolise ce travail en trois étapes à travers trois animaux mythiques.

Par notre propre intuition et grâce à l’aide de la sagesse du Serpent, qui nous relie à notre monde intérieur, nous pouvons observer ce qui se passe véritablement.

On peut alors se connecter à la force du Puma qui nous aide à faire le saut vers le cœur, nous relie à notre connaissance et à la force acquise par l’expérience et nous fait comprendre ce qui se passe.

Ensuite, grâce au pouvoir du Condor, à sa hauteur de vue, on arrive à opter pour une attitude qui va être constructive pour soi et pour les autres. On ne change pas le monde autour de soi mais sa façon de l’appréhender.

 

Ainsi, l’initiation de la femme est-elle, par essence, très différente de celle de l’homme.

Elle peut s’appuyer sur le cycle menstruel, phare qui éclaire le chemin d’auto-connaissance, lui indique là où elle en est et lui donne des directions de vie. Et surtout, le cycle avec les hauts et les bas qu’il lui fait traverser l’aide à se souvenir que cette voie est une quête et non une conquête.

 

Pour conclure…

La sagesse populaire dit : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers ». En effet, prendre le temps de se rencontrer objectivement, d’affronter ses peurs et ses ombres confère aux personnes qui suivent cette démarche, une perception très affinée d’elles-mêmes, des autres et des situations.

Le rôle de la femme, qui est souvent « l’agent nettoyant » de la famille, n’est pas toujours un rôle agréable. En faisant front, elle est souvent crainte par l’homme qui a peur de cette furie féminine occasionnelle, qui défie son côté immature et lui renvoie la peur que lui-même a de ses propres émotions.

Sans doute est-ce pour cela que les Amérindiens disent que vivre avec une femme qui travaille sur son cycle est en soi initiatique pour l’homme.

J’estime que s’arrêter, prendre le temps de se placer dans son ressenti et d’observer ce qu’il y a à comprendre en soi est à l’heure actuelle un acte de résistance.

D’autant plus que l’on réduit souvent le côté Yang aux réalisations tangibles, car la société reconnait beaucoup plus la réussite sociale que le travail sur soi qui ne se voit pas à l’œil nu, sauf bien sûr par les personnes qui ont elles-mêmes entrepris cette démarche.

Aujourd’hui, beaucoup de femmes poussées par cette énergie sacrée de type Yang souhaitent se réapproprier le savoir par la voie féminine, en apprenant auprès de femmes qui ont fait un travail intérieur et transmettent les enseignements traditionnels liés au féminin sacré, en ayant une contraception naturelle, en comprenant le sens de leur cycle menstruel, en allant à des cercles de femmes, en accouchant naturellement, en s’occupant de leurs enfants en bas âge…

En suivant consciemment cette voie féminine, les femmes poussent la porte de la ménopause en ayant compris et intégré toutes ces expériences de vie. Chez les Amérindiens, la femme qui garde  son sang, appelée grand-mère même si elle n’a pas forcément de petits enfants, est une femme sage et respectée qui porte en elle toutes les saisons de la vie. On la consulte car elle peut, à tout moment, se relier à toutes les aptitudes conférées par ces saisons et ainsi aider et se mettre au service des générations futures.

Pour terminer sur le rôle essentiel de la femme dans l’évolution du monde grâce à ce travail alchimique Yin-Yang à l’intérieur et à l’extérieur d’elle-même, j’ai envie de citer Vinh Luu, maître taoïste, qui répétait inlassablement : « Un homme averti en vaut 2, une femme avertie en vaut 4 ».

 

Claire Jozan-Meisel
www.lunafemina.com

 

(1) « Don’t be hunted, be a hunter »
(2) « Walk your talk ».

 

Par cet article, je rends hommage à :

  • Maitïe Trelaun qui me permet de parler de mon expérience et de ma vision sur les cycles menstruels
  • Mila Buchmann, Mia Rainbowdancer, Brooke Medecine Eagle, Miranda Gray et la Terre-Mère qui m’ont aidé à aller à la rencontre de moi-même
  • Sri Mahesh et Vinh Luu qui ont été de merveilleux enseignants. Indien et vietnamien respectivement, ils ont au cours de leur vie réussi à harmoniser leur Ha (soleil) et leur Tha (lune), leur Yin et leur Yang en transmettant leur sagesse avec ténacité ET humanité
  • Philippe, mon compagnon de vie depuis 22 ans et le père de nos 2 filles pour sa volonté ET sa patience
  • Toutes les femmes qui en faisant humblement ce travail intérieur participent généreusement à l’évolution du monde.

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